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Maudits silmarils, livre II : L'interprète I (Caranthir, Marach, PG)

Caranthir rencontre le chef d'une tribu d'humains, qui viennent de traverser les Montagnes Bleues.

Scène qui fait référence aux épisodes de Kaamelott dans lesquels Arthur rencontre le roi des Burgondes accompagné de son interprète (mais les blagues sont assez différentes, à l'exception de la prononciation d'un certain mot culte).

Ira dans le chapitre titré « Les invasions barbares ». Peut être lu indépendamment.



Caranthir et son interprète se tenaient assis à la table de l'humain, qui les avait invités dans sa tente. Le nomade était blond, et son visage tanné par le soleil était étrangement marqué.

« Il est poilu comme Grand-Père », constata Caranthir, observant ses longues moustaches. « Et blond comme un Vanya. Mais il est aussi abîmé comme un vieil arbre. Demandez-lui comment il s'appelle. »

L'interprète elfe s'exécuta. L'humain lui répondit dans son idiome.

« Il s'appelle euh… Marc… ou quelque chose comme ça. »

« Marc ? Et quelle est sa langue ? »

« L'adûnaic, le parler des hommes. »

« Et harum quidem rerum facilis est », dit Marc, « et expedita distinctio. Nam libero tempore, cum soluta nobis est eligendi optio cumque nihil impedit quo minus id quod maxime placeat facere possimus, omnis voluptas assumenda est, omnis dolor repellendus. Temporibus autem quibusdam et aut officiis. »

« Par les Silmarils... C'est encore pire que du khuzdul. »

« C'est une langue de sauvage », concéda l'interprète.

Marc apostropha sa femme, qui revint avec un plateau. Le dit plateau contenait des boissons, dans des verres de terre cuite très simples, ainsi que ce qui ressemblait à une tourte.

« Cette tarte paraît appétissante », apprécia Caranthir, goûtant le morceau qu'on lui donnait.

« C'est une tourte à la tête de bison », expliqua le traducteur.

Caranthir recracha sa bouchée dans sa serviette.

« Mais quelle horreur ! »

« Je lui traduis, ça ? »

« Non. »

« Bison », répéta Marc.

« Oui, Bison », répéta l'interprète en elfique, montrant la tourte.

« Bison », répéta Marc en montrant sa propre tête.

« Euh… Non. »

« Cuillère », dit Caranthir en montrant sa cuillère.

« Cuouillière », dit l'humain.

Le Sombre Prince se désigna alors lui-même.

« Caranthir. »

« Caranetir », dit l'humain. Puis il se montra lui-même : « Marach. »

« Marc », répéta Caranthir.

Marc récapitula en montrant du doigt : « Marach. Caranetir. Cuouillière. »

« Bon. »

L'humain montra alors une petite fourche de métal, qu'il tenait du bout des doigts.

« Qu'est-ce que c'est ? » chuchota Caranthir à l'interprète.

Ce dernier haussa les épaules.

« Un truc de sauvages... »

* * *

« Vous lui avez donné une carte, Sire ? » s'enquit l'interprète, quelques heures plus tard.

« Oui », répondit Caranthir. « Je lui ai indiqué un lieu où s'installer avec sa tribu. »

« Mais j'ai vu les flèches… Elles menaient vers Hithlum. »

« Mon oncle sera ravi de les accueillir, j'en suis sûr. »

« Vous auriez pu mettre une flèche vers le Dorthonion, peut-être. »

« Argh ! Mais pourquoi n'y ai-je pas pensé ! »

* * *

« Finegôlfine », répétait Marach, déchiffrant la carte et répétant les mots entendus. « Finegôlfine… Hitloume. Finegonne. »

Tags: maudits silmarils
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