Bouche-trou pour sociopathes (petite_dilly) wrote,
Bouche-trou pour sociopathes
petite_dilly

Maudits silmarils, livre II : La Rencontre II (Maedhros, OCs, PG-13)

La rencontre I était celle entre Maedhros et Fingon, voici encore une autre rencontre à Valinor, à laquelle il était fait allusion dans les précédents chapitres publiés de la fic. De quoi répondre à une question posée par Ecthelion...



Le fabriquant de boucliers ne fabriquait plus de boucliers depuis une bonne dizaine de minutes, occupé qu'il était à recevoir les baisers d'un superbe aristocrate aux cheveux auburn, et à lui retourner.

« Tu m'empêches de travailler, Maitimo… » dit-il.

« Un fabriquant de chaussures m'a dit la même chose à Valimar, il y a quelques temps… »

« Ça ne m'étonne pas de toi. Tu as combien d'amoureux, au juste ? Un dans chaque ville ? Un dans chaque village ? »

« Un par branche professionnelle. Et ils sont tous très heureux. Comme toi actuellement… »

Il ponctua cette phrase d'un nouveau baiser, beaucoup plus profond, appuyant l'autre elfe contre l'établi.

« Monsieur », fit soudain une voix fluette.

Les deux Noldor cessèrent leurs effusions et se tournèrent. La voix fluette venait d'un enfant, qui se tenait juste à côté d'eux. Depuis combien de temps au juste ?

« Qui es-tu, toi ? » demanda Maedhros en se redressant, et s'essuyant la bouche.

« Je suis venue acheter un bouclier. »

Le gamin sortit de son aumônière falmarine quelques pièces de cuivre, et les tendit à Maedhros dans sa petite main.

« Ce n'est pas moi l'artisan, c'est lui », précisa alors l’elfe roux.

Le petit tendit ses pièces vers l'autre elfe, qui reboutonna hâtivement sa chemise.

« Tu ne peux pas acheter un bouclier avec une aussi petite somme », constata l’armurier.

Maedhros s'agenouilla, pour se mettre à la hauteur de l'enfant.

« C'est pour qui ? » demanda-t-il. « Pour ton père ? »

« Non, c'est pour moi Monsieur. Pour me défendre. »

« Contre qui ? »

« Les méchants, qui sont contre le prince Fëanor. »

Maedhros observa l'enfant : il avait des cheveux blancs et raides longs jusqu'aux épaules, des yeux bleu clair. Ses sourcils étaient épais, mais…

« Comment t'appelles-tu ? »

« Maica. »

« C'est un beau nom. On le donne aux lames qu'on nomme épées. Dis-moi, Maica, quelle est la maison de tes parents ? »

« Mon père est de la maison du Chanteur. »

« Hé bien, Maica, je vais t'aider. »

Il sortit une pièce d'or d'un repli de son chiton.

« Donne-lui un bouclier… » commanda-t-il à l'artisan. « À sa taille, bien sûr. »

« Tu es très généreux avec moi aujourd'hui, décidément… »

Il revint avec un grand écu en bois splendidement décoré.

« Non », dit Maedhros, « un vrai bouclier. »

L'artisan revint une deuxième fois, avec un bouclier plus petit, intégralement en métal, et pauvre en fioritures.

« C'est vraiment un bouclier ? » demanda l'enfant.

« Il n'est peut-être pas beau, mais si tu veux te défendre, c'est celui-là qu'il te faut. »




(dans un certain livre elle aurait fini balancée du haut d'une tour, mouah ah ah !)
Tags: maudits silmarils, silmarillion
Subscribe

Recent Posts from This Journal

  • Post a new comment

    Error

    default userpic
    When you submit the form an invisible reCAPTCHA check will be performed.
    You must follow the Privacy Policy and Google Terms of use.
  • 2 comments