Bouche-trou pour sociopathes (petite_dilly) wrote,
Bouche-trou pour sociopathes
petite_dilly

Maudit UA : La Soif (Fingon, Maedhros, FingolfinR)

Version UA complètement démago de La soif (et sa suite sur l'esquimau valinorien que je ne retrouve plus).
Je suppose que le fait d'être un humain affecte la libido de Fingon...



1997

Finn Gondolin venait d'arriver dans la résidence secondaire de ses parents, accompagné de son cousin Marcel. Ils avaient quitté leur chambre d'étudiant au matin, pour venir profiter de la grande maison et de la piscine. Il faisait très chaud à l'extérieur, et quand ils entrèrent dans la villa, le séjour était plongé dans l'obscurité. Finn posa son sac de voyage.

« On ne monte pas nos bagages en premier ? » demanda Marcel.

« Bien sûr que non ! », s'exclama Finn, en rattachant ses dreadlocks bicolores. « Depuis que je suis gamin, la première mission quand on arrive... Tu ne te souviens pas ? Les glaces ! »

A ces mots, le jeune homme s'élança vers le cellier et son congélateur coffre.

Marcel, quant à lui, observait les photos accrochées au mur. Il y en avait une de Finn, les cheveux courts et avec une chemise bleu vif à col pelle à tarte.

« Hé, tu ne m'avais jamais montré cette fabuleuse chemise », dit l'étudiant roux, quand Finn fut revenu avec ses glaces.

« Ce n'est pas moi, c'est mon père quand il était jeune. »

« Vous vous ressemblez toujours, mais là c'est encore plus frappant. »

« Il doit être parti jouer au golf… Il dit qu'il n'aime pas cela et que c'est juste pour se faire des relations… En attendant, il a son club préféré. Mais... »

Le sac de clubs était là. Finn en sortit un. « C'est celui-ci ! »

Il y avait écrit Ringil sur le manche.

« Donc il n'est pas parti jouer au golf, si ses clubs sont là… Et ta sœur ? »

« Artémis ? Elle est en vacances chez Grand-Mère, avec Arthur. Mais viens voir sa chambre… »

Il lui donna sa glace, puis le mena à l'étage. La chambre d'Artémis était couverte de posters de groupes de rock (Marcel lut "Nine Inch Nails" quelque part). Il y avait aussi de l'encens, des croix celtiques, des crânes en plastique.

« Elle s'habille toujours en noir, maintenant... C'est la crise d'adolescence. »

Il y eut un bruit de porte. Une voix grave se fit entendre.

« Oui, Sven, très bien. »

« PAPA ! »

Finn descendit l'escalier à toute allure.

Dans le hall, il y avait un grand homme brun aux yeux gris, avec un téléphone portable à la main. Il eut un temps d'arrêt en avisant les dreadlocks de son fils.

« Un téléphone portable ! » s'exclama Marcel.

C'était la première fois qu'il en voyait un.

« Vous êtes arrivés ? » dit Frédéric Gondolin en souriant.

« Oui, on vient juste d'arriver ! »

Le père et le fils se donnèrent une accolade.

« Maman est revenue de son voyage ? »

Une ombre passa sur le visage du père.

« Oh… Non. Elle doit rester là-bas, encore... »

Finn eut l'air déçu.

« Bonjour monsieur », dit Marcel.

« Bonjour. »

L'homme ne put s'empêcher de regarder la prothèse qui remplaçait la main droite, le regard coupable.

« Bon. Et si nous allions boire un verre sur la terrasse ? Nous allons discuter un peu de vos cours. »


* * *

Cinq minutes plus tard, ils étaient assis sur des transats avec du jus d'orange. Finn avait déjà fini son cône chocolat-menthe, mais Marcel avait à peine attaqué sa fusée.

« Ton frère a été reçu pour la licence d'architecture », dit Frédéric Gondolin. « Et toi, tu m'avais dit que tu étais inscrit pour le championnat d'escrime ? Cela ne va pas te gêner pour les examens ? »

Mais Finn ne semblait pas écouter, le regard ailleurs, les yeux mi-clos. Son père suivit ce regard : il aboutissait sur son cousin, qui était en train de manger très lentement sa glace en forme de fusée, en en léchant les bords, le sommet.

Frédéric Gondolin regarda tour à tour son fils, dont la bouche était entrouverte, le regard vacant, et son neveu, mangeant une glace.

Maintenant, le dit cousin avait nonchalamment mis la glace dans sa bouche, et faisait des va-et-vient. Le geste était purement gastronomique, mais Finn était devenu rouge comme une pivoine.

« Bon », dit le père. « Finn, tu as une fiancée en ce moment ? »

« Je suis toujours avec Marie, mais elle n'aime pas mes dreads. »

« Une jeune fille de goût », répondit Frédéric Gondolin ; Finn fronça les sourcils. « Et toi Marcel ? »

« Non. »

Frédéric Gondolin se retint de regarder la prothèse, puis il remarqua que son neveu portait des boucles d'oreille – non, une seule boucle d'oreille.




[Je ne sais pas si je vais garder cet épisode au final, j'aime surtout les passages sur Fingolfin et Aredhel...]
Tags: maudit ua, maudits silmarils
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