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Maudits Silmarils, livre II : Un bon parti II (Fingon, Fingolfin, Lalwen, OC, PG)

Se déroule peu de temps après Un bon parti I, et bien avant les fiançailles de Fingon avec Meril.

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Fingon regrettait parfois que son père n'ait pas choisi Vinyamar comme capitale. Si  à Barad Eithel, dès le début de l'automne, et tard dans le printemps, les flocons venaient à tomber, l'été en revanche, il pouvait occasionnellement faire très chaud. D'un autre côté, cela lui rappelait Valinor : dans certaines régions, les hommes se promenaient librement torse nu à tout moment de la journée.

« Je t'envie », dit soudain Maica. « Moi je ne peux pas enlever le haut. »

« J'étais justement en train d'y penser... J'aime bien le faire par cette chaleur. »

« Ah bon, tu aimes enlever mon haut ? »

Elle ponctua cette remarque d'un coup de coude.

« Evite de faire ça… Regarde qui nous guette, là-bas, en embuscade. »

Il fit un signe discret du menton vers la droite. Là, dans les jardins suspendus de Barad-Eithel, à quatre arbustes en pot de distance, le Grand roi des Noldor, entouré de conseillers et grands seigneurs, les dévisageait d'un air solennel. Il s'avança vers eux. Il y avait Irimë, appelée aussi Lalwen, la sœur aînée de Fingolfin, Dame du Palais, toujours le sourire aux lèvres. Il y avait le seigneur de la Herse, dont le domaine était en Hithlum. Le seigneur des Hauts Pins, l'un des vassaux de Fingon, à Dor-Lomin. Gildin, le seigneur de l'Epervier, grand commandant, aux yeux verts et aux très longs cheveux châtain clair, dont les mèches ressortaient sur ses habits gris, en grandes ondulations – un homme magnifique.

Mais ils ne les avaient pas atteints que Fingon vit Maica se pencher soudainement en avant.

« Tu vas bien ? »

Elle éleva sa main, qu'elle avait porté à son nez ; il y avait du sang. Elle s'en alla brusquement.

« Majesté », dit Fingon, se courbant. « Madame », ajouta-t-il, à l'adresse de Lalwen.

« Qu'est-il arrivé au Seigneur de la Source ? », s'enquit cette dernière.

« Elle s'est mise à saigner du nez », répondit Fingon. « Elle ne souhaitait pas vous manquer de respect. »

« Vous avez l'air de bien vous entendre, en tout cas... »

Fingon aimait regarder le visage jovial de sa tante. Il l'avait toujours appréciée, mais il y avait également une autre raison : si Turgon avait retiré de leur mère Anairë la couleur de cheveux et de peau, il ressemblait beaucoup à Lalwen en ce qui concerne les traits du visage – en tout cas, si on retirait l'air jovial. Fingon se sentait vraiment en famille, quand Lalwen était là.

« Elle est de noble maison, bien que récemment annoblie », déclara Fingolfin.

« Qui ça ? »

« La Dame de la Source. »

« Mais… Nous ne sommes qu'amis. »

Dans les beaux yeux verts de Gildin, le seigneur de l'Epervier, Fingon eut l'impression que ces mots suscitèrent une sorte de soulagement.

« Alors je t'enjoins de faire attention à la manière dont tu te comportes en public avec elle », répondit sèchement le roi. « Tu ne voudrais pas que sa réputation soit mise en cause. »

Ces propos réfrigérèrent le prince d'un coup.

« Non Père », répondit-il d'une voix éteinte.


Tags: maudits silmarils
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