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Bouche-trou pour sociopathes
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Maudits Silmarils, livre II : Correspondance (Penlodh, Nieninquë, Fingolfin, PG)

Comme tous les soirs, lorsqu'il rentrait chez lui, Penlodh s'occupait de sa correspondance personnelle, celle qui n'était pas urgente. Une fois, Nieninquë fut étonnée de lui voir un visage soucieux, ou plutôt… Elle finit par trouver la correcte signification à sélectionner : l'expression de quelqu'un en difficulté, qui n'arrive pas à résoudre un problème.

Elle passa sa tête par-dessus son épaule. Il était en train de lire une lettre. L'écriture y était élégante, et précise, admirablement formée, celle d'un intellectuel à n'en pas douter – mais on y devinait également une grande fermeté, physique et morale. La femme survolait des yeux le feuillet : un papier luxueux, des groupes de mots apparurent aléatoirement. « si seulement il avait été une femme »… « Nelyafinwë »... « stabilité des institutions »... « je cherche votre conseil »… « amour pour lui »... Son regard finit par buter sur la signature. Nolofinwë.

« Fingolfin te demande conseil ? Il n'a pas peur que ses lettres soient interceptées ? »

« Elle était dissimulée dans autre chose », répondit Penlodh.

A ces mots, il saisit un cierge, et l'approcha du coin droit de la feuille, qui s'enflamma.

« Pour une fois, je m'abstiendrai de donner conseil », conclut le ministre.

Il jeta le reste du papier en flammes dans la cuvette en métal qui jouxtait son secrétaire.
Tags: maudits silmarils
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